« C’était en novembre 2001, se souvient Jacques Preux. Djibrill Koura est arrivé chez une amie commune, Isabelle. Il avait été invité en tant qu’ingénieur agronome, à un congrès organisé par l’UNESCO.

« Tu voulais rencontrer un burkinabé, me dit Isabelle, en voilà un qui ne te décevra pas. »

La conversation s’engage. Jacques parle de son envie, avec quelques amis, de « faire quelque chose » pour l’Afrique. Il sait le mal que se donnent les femmes pour piler le mil. Peut-être que la construction d’un moulin à grains… Djibrill acquiesce…

« Ce n’est pas d’un moulin à grain dont Djibrill rêve pour son pays, dit Isabelle. Ce dont il rêve, c’est la construction d’une école pour son village, perdu dans le Sahel. Parce que tu comprends, l’éducation… »

La conversation s’enflamme rapidement. Djibrill est intarissable, s’arrêtant parfois brusquement, surpris par son audace. Il est vrai qu’entre un moulin à grains et une école… Au fur et à mesure que les arguments sur l’importance de l’éducation s’ajoutent les uns aux autres, la détermination de Jacques va grandissant. Il la voit cette école. Et puis une école en Afrique, ça doit coûter guère plus qu’un moulin à grain… Quelques briques de terre séchée, quelques tôles…

Ensuite, tout s’est enchainé très vite :

•          19 décembre 2001 à Saint-Félix. Ils sont là, les dix membres fondateurs, réunis par Jacques. L’école, on la fera. Mais quand ? En fait, l’école doit être construite en dur, avec des normes établies par le gouvernement burkinabé. Il faut 60 000 euros. En 2006, en 2007 ?

•          12 janvier 2002. Parution au Journal Officiel : l’association est née officiellement…

Voilà comment est née l’idée. Et voilà comment nous nous sommes tous retrouvés au centre de l’idée !

Voilà comment nous vous invitons à nous rejoindre. Tant les convictions ajoutées peuvent réaliser les rêves les plus inaccessibles…